Malheur au pays dont la littérature est menacée par l’intervention du pouvoir ! Car il ne s’agit plus là seulement d’une violation du «droit d’écrire», c’est l’étouffement du coeur d’une nation, la destruction de sa mémoire. (Alexandre Issaïvitch Soljenitsyne)
dimanche 18 avril 2021
43 - Du discernement à apporter dans nos lectures et les objets de nos études (Pierre Nicole - 1625/1695)
samedi 17 avril 2021
N°42 - Peinture - Charles-François DAUBIGNY (Le printemps)
DAUBIGNY CHARLES FRANÇOIS(1817-1878)
source de l'article : CHARLES FRANÇOIS DAUBIGNY - Encyclopædia Universalis
Issu d'une lignée d'artistes qui compte plusieurs peintres en miniatures, Charles François Daubigny est initié à la peinture par son père, Edme François, qui est un élève de Victor Bertin. Très jeune, il doit travailler :« Il eut à naître artiste, dans une famille d'artistes, trouver dans son berceau d'enfant deux puissances irréconciliées encore, le génie et la pauvreté ; entrer dans la vie sous leur pression contraire, et commencer par le métier une existence que l'art réclamait sans partage », écrit Castagnary (Salon de 1861).
Peintre paysagiste, mais aussi aquafortiste et dessinateur pour la gravure sur bois, il fut l'un des « petits maîtres » de l'illustration romantique, qui collabora à nombre des principaux livres illustrés des années 1840 avant de contribuer au mouvement de la renaissance de l'eau-forte. Il dessine d'innombrables vignettes, parfois signées par son beau-frère Trimolet, qui fait partie du même « phalanstère » d'artistes, et devient l'un des dessinateurs attitrés de l'éditeur Curmer, à qui l'a présenté Paul Huet. C'est ainsi qu'il participe à la grande publication de cet éditeur Les Français peints par eux-mêmes (1841-1842), qui avait engagé les principaux illustrateurs romantiques pour réaliser une vaste fresque des types sociaux de l'époque. Ce même éditeur, lorsqu'il édite en 1842 La Pléiade, Ballades, Fabliaux, Nouvelles et légendes..., en confiant à un illustrateur différent la charge de chacune des livraisons, lui commande la mise en images d'un texte médiéval, le Lai des deux amants. En 1842-1843, Daubigny collabore à nouveau à l'un des grands ouvrages collectifs du livre illustré romantique, associé celui-ci à la prise de conscience d'une culture nationale et traditionnelle qui annonce l'éveil du folklore, Chants et chansons populaires de la France (éd. Delloye) : pour ce livre, où l'unité graphique de la page évoque le manuscrit médiéval enluminé, le texte et l'image sont [...]
mercredi 14 avril 2021
mardi 1 décembre 2020
lundi 23 mars 2020
La langue de chez nous
C'est une langue belle avec des mots superbes Qui porte son histoire à travers ses accents Où l'on sent la musique et le parfum des herbes Le fromage de chèvre et le pain de froment Et du Mont St-Michel jusqu'à la Contrescarpe En écoutant parler les gens de ce pays On dirait que le vent s'est pris dans une harpe Et qu'il en a gardé toutes les harmonies Dans cette langue belle aux couleurs de Provence Où la saveur des choses est déjà dans les mots C'est d'abord en parlant que la fête commence Et l'on boit des paroles aussi bien que de l'eau Les voix ressemblent aux cours des fleuves et des rivières Elles répondent aux méandres, au vent dans les roseaux, Parfois même aux torrents qui charrient du tonnerre En polissant les pierres sur le bord des ruisseaux C'est une langue belle à l'autre bout du monde
Une bulle de France au nord d'un continent Sertie dans un étau mais pourtant si féconde Enfermée dans les glaces au sommet d'un volcan Elle a jeté des ponts par-dessus l'Atlantique Elle a quitté son nid pour un autre terroir Et comme une hirondelle au printemps des musiques Elle revient nous chanter ses peines et ses espoirs Nous dire que là-bas dans ce pays de neige Elle a fait face aux vents qui soufflent de partout Pour imposer ses mots jusque dans les collèges Et qu'on y parle encore la langue de chez nous C'est une langue belle à qui sait la défendre Elle offre des trésors de richesse infinie Les mots qui nous manquaient pour pouvoir nous comprendre Et la force qu'il faut pour vivre en harmonie Et de l'Île d'Orléans jusqu'à la Contrescarpe En écoutant chanter les gens de ce pays On dirait que le vent s'est pris dans une harpe Et qu'il a composé toute une symphonie Et de l'Île d'Orléans jusqu'à la Contrescarpe En écoutant chanter les gens de ce pays On dirait que le vent s'est pris dans une harpe Et qu'il a composé toute une symphonie








