vendredi 16 août 2013

Nicolas Berghem (Le passage du bac)




Nicolas Berghem (Le passage du bac)





Ce tableau est d'un peintre flamand : que représente-t-il ?

Que se prépare-t-on à traverser ?

Quels personnages et quels animaux voyez-vous sur la rive au premier plan ?

Une scène a lieu entre un baudet et son conducteur : expliquez-la.

Comment vous apparaît la femme montée sur un âne ?

Que voit-on sur la partie à gauche ?

Dans le fond, sur l'autre rive, se  dresse un paysage ; décrivez-le.













samedi 13 juillet 2013

25-Têtes blondes et têtes blanches (Charles Wagner)



Charles Wagner (1852 -1918) 







Dans ce texte l’auteur fait un rapprochement entre l’enfant et l’aïeul, qui, ne pouvant se mêler au courant de la vie, restent le plus souvent ensemble au foyer.






Têtes blondes, têtes blanches



1/

La vie fait un sort analogue à l’aïeul et à l’enfant. Tous deux sont en dehors du grand courant, les uns pour en être sortis, les autres pour y être entrés. Pendant que l’adolescent court à ses plaisirs ou à ses travaux, que l’âge mûr est en pleine lutte, les vieillards sont à l’écart avec leurs souvenirs et les enfants avec leurs jeux. Quoi d’étonnant qu’ils se rencontrent ! C’est tout indiqué et c’était prévu.




2/

L’été, par les jours de grande presse, lorsque le foin sèche ou que la moisson appelle tous les bras valides, les champs fourmillent de travailleurs, mais les villages sont vides. Il n’y reste que les vieux et les petits enfants. Au pas des portes, sur des bancs de bois, se tiennent de vieilles femmes à la tête branlante. Des grands-pères, le menton appuyé sur leur bâton, regardent autour d'eux s’agiter des groupes d’enfants. C’est tout un monde en miniature qu’on peut observer là et qui donne le sentiment d’un grand calme et d’un repos bienfaisant.



3/ 

Les enfants sont avides d’histoires, les vieilles gens en ont leur sac plein. Raconter ce qui a été ce qui n’est plus, c’est leur faible. On leur rend service en les écoutant. Allons vers eux à l’âge où l’oreille est insatiable, où l’on dit toujours : Encore ! encore ! même lorsque les yeux sont pesants de sommeil.



4/

Aucun décor de théâtre, aucune savante ficelle ne vaut le fauteuil où s’assied le grand-père. Les plus grands des enfants sont rangés tout autour, les plus petits sur les genoux du conteur. Ils ont leurs yeux fixés sur les siens et la permission de jouer avec la pomme de sa canne ou de caresser sa barbe. Où peut-on être mieux ? Quand l’histoire se corse, quand elle vous fait peur, on  se blottit contre la poitrine de l’aïeul. Là, rien à risquer, on peut supporter en paix le récit des plus invraisemblables tragédies.  Nous en ont-ils conté des histoires sans nombre, sans fin, les chers vieux ! Nous en ont-elles chanté des berceuses et des légendes merveilleuses, les mères-grands !




C. Wagner (Autour du Foyer)







Explication des mots et des phrases


Sens des expressions en italiques

Sort analogue : vie semblable.

En dehors du grand courant : en dehors du train ordinaire du monde.

Adolescent : qui est dans la portion de la vie de quatorze à dix-huit ans.

L’âge mûr : l’âge de la pleine force, qui succède à la jeunesse.

Est en pleine lutte : en plein effort de travail.

Bras valides : aptes au travail.

Fourmillent : sont remplis.

Tête branlante : peu solide, qui branle.

Tout un monde en miniature : tout un monde en petit.

Avides : désirent ardemment.

Leur sac plein : expression figurée signifiant qu’ils connaissent beaucoup d’histoires.

C’est leur faible : ils aiment cela.

Insatiable : qu’on ne peut rassasier, satisfaire.

Pesants de sommeil : se ferment alourdis par le sommeil.

Aucun décor de théâtre : aucun ornement de théâtre.

Aucune savante ficelle : aucun des procédés habiles dont on se sert pour intéresser.

Se corse : devient captivante.

Invraisemblables : qui semblent n’être pas vraies.

Tragédies : évènements sanglants, de nature à épouvanter.

Berceuses : chansons, air pour endormir les enfants.

Légendes merveilleuses : récits où l’imagination et le surnaturel jouent un grand rôle.





Exercices :

«Têtes blondes et têtes blanches» : justifier le titre de ce texte.

Fourmillent : rapprocher fourmi et fourmilière.

Sens de l’expression : «le pas des portes».

Décomposer le mot : «invraisemblable».




Analyse des idées

Comment l’auteur explique-t-il que le sort de l’enfant et celui du vieillard sont analogues ?

Quelle description fait-il du village par les après-midi d’été ?

Quels sont les détails qui vous ont particulièrement frappés dans cette description ?

Quelle impression laisse-t-elle dans l’esprit de l’auteur ?

Les enfants et les vieillards aiment les histoires : est-ce de la même façon ?

Le dernier paragraphe contient un tableau délicieux : rapportez-en les détails.

Avez-vous aimé ce texte ? Pourquoi ?

Résumez-en le plan.





lundi 8 avril 2013

24-Gustave Courbet (Les Casseurs de pierres)



Gustave Courbet (1819-1877) est un peintre français, artiste fondateur de la peinture réaliste.


Les Casseurs de pierres 
(G. Courbert)



Où, Gustave Courbet, place-t-il la scène ?

Que représente-t-elle ?

De quoi est armé le premier ouvrier et que fait-il ?
Décrivez ses vêtements.

Que fait le second ouvrier ? 
Montrez son attitude.

Les figures des deux ouvriers sont-elles bien visibles ?

Alors, qu'est-ce qui, chez eux, attire l'attention ?

Il y a de la mélancolie dans ce tableau ; le paysage est morne, sans horizon : pourquoi ?













jeudi 4 avril 2013

23-La vocation (Jules Claretie)








Arsène Arnaud Claretie, romancier, auteur dramatique, historien et chroniqueur de la vie parisienne, est né à Limoges (1840-1913). 


Charles Gounod








Charles Gounod (1818-1893) fut l’un des plus illustres musiciens du siècle dernier. Sa vocation pour la musique se manifestera alors qu’il était tout jeune. 

Jules Claretie raconte à ce sujet une intéressante anecdote.




Une vocation


Plan

1/ Les prévisions du proviseur

2/ Proposition de composer un air

3/ L’enfant le compose, le chante ; joie et réflexion du Proviseur

4/ A Saint-Eustache







1/

Les parents de Gounod s’inquiétaient de cette vocation artistique  et s’en plaignirent au proviseur du collège où se trouvait l’enfant. Ce proviseur était M. Poirson, qui les rassura.
«Lui, musicien ? Jamais. Je l’ai bien étudié ; il a le génie du grec, le sentiment de la latinité : il sera professeur.» Et il fit le jour même appeler son élève dans son cabinet.


2/

«On vous a, lui dit-il, surpris encore à griffonner dans vos cahiers des notes de musique.

- Oui, répondit Gounod, je veux être musicien.

- Allons donc, cher enfant, ce n’est pas un état. On ne se fait pas musicien comme on se fait soldat. Tenez, voilà du papier, une plume. Composez-moi un air nouveau, un air quelconque sur les paroles de Joseph : «A peine au sortir de l’enfance.» Nous allons bien voir.


3/

C’était l’heure de la récréation. Avant que la cloche de l’étude eût sonné ou que le tambour eût battu, Gounod revenait vers le proviseur avec sa page toute noire.

«Ah ! le pensum est achevé, fit M. Poirson ; déjà ?

- Ce n’est pas un pensum, dit Gounod.

-Et bien, voici mon piano, chantez.»

Et Gounod chanta. Le bon M. Poirson écoutait, étonné, remué, ravi. Tout à coup, les yeux pleins de larmes :

«Bah ! s’écria-t-t-il en se levant pour aller embrasser le jeune Charles, ils diront ce qu’ils voudront, fais de la musique.»

4/

Lorsque Gounod, premier grand prix de Rome, fit exécuter sa première oeuvre à Saint-Eustache, en rentrant chez lui, il trouva ce billet écrit, au crayon, de la main du vieux proviseur : «Bravo, cher homme que j’ai connu enfant !». M. Poirson était allé, sans rien dire, écouter, à l’ombre d’un pilier de l’église, la musique de celui qu’il avait appelé le Petit Charles, et qu’autrefois il avait non seulement connu, mais deviné.


Jules Claretie  (La vie à Paris)






Explication des mots et des phrases


Sens des expressions en italiques :


Vocation artistique : goût, disposition qu’on se sent pour les arts, musique, peinture etc...

Proviseur : chef d’un lycée.

Il a le génie du grec, le sentiment de la latinité : il annonce des dispositions pour l’étude du grec et du latin.

On ne se fait pas musicien comme on se fait soldat : il  y a autrement de difficultés pour pratiquer l’art du musicien, qui exige du génie, que pour être soldat, une profession que tout le monde peut remplir.

Pensum : surcroît de travail imposé à un écolier comme punition.

Etonnée : surpris : remué : touché, ravi : transporté de joie - Ces trois mots sont placés par gradation.

Saint-Eustache : église de Paris.






A propos du mot musicien, rapprochez : 
Muse et musique, 
Orphée et orphéon, 
ode et Odéon.

Expliquez les mots : 
artiste, orchestre, harmonie, fanfare, symphonie, opéra.






Analyse de idées


Pourquoi le texte est-il intitulé : une vocation ?

Les parents de Charles Gounod avaient-ils raison de s’inquiéter des dispositions de leur fils ?

Que pensez-vous de l’affirmation du bon proviseur : «Lui musicien ? Jamais... Il sera professeur !»

Comment expliquez-vous son émotion en entendant jouer le jeune Gounod ?

Que signifie sa réflexion : «Ils diront de qu’ils voudront, fais de la musique.» ?

Comment vous représentez-vous les personnages du récit ?

Faire un compte rendu oral.



Rédaction

Aimez-vous la musique ? Quel genre de musique ?

Avez-vous déjà assisté à l’exécution de beaux morceaux de musique ?

Connaissez-vous quelques morceaux ?

Chantez-vous quelquefois ?

Que représente la musique pour vous ?

Réfléchissez et dites cela tout simplement.





Charles Gounod :  Valse de Faust (extrait Faust - Opéra)


Peintures du diaporama : Renoir - A. Sisley - E. Degas