samedi 22 décembre 2012

13-Etude d'un tableau - Au pays de la mer (Cottet)




Cottet - Au pays de la mer - panneau central
Cottet "Au pays de la mer"


Il y a de la gravité dans ce tableau : qu'est-ce que cela veut dire ?

De la tristesse aussi : à quoi le voyez-vous ?

Dans quel pays sommes-nous ? Détails qui l'indiquent.

Que peut bien être ce repas de famille ?

Quels personnages y voit-ton ?

Que semble faire le personnage debout ?

On l'écoute avec recueillement : que peut-il bien dire ?

Quelle impression vous laisse ce tableau ?


12-L'Epée (Sully Prudhomme)


Auteur




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Sully Prudhomme 




René Armand François Prudhomme dit Sully Prudhomme (1839-1907) poète, fut premier lauréat du Prix Nobel de littérature en 1901.



La guerre est le fléau de l’humanité. Les hommes devraient s’aimer et s’entr’aider. Dans le poème «L‘épée», Sully Prudhomme dit les maux qu’évoque en son souvenir la vue d’une épée et laisse entrevoir le jour où, devant le «droit sacré», les luttes fratricides des peuples cesseront.


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L’Epée

Plan

1/ Qu’est ce tranchant ?

2/ Est-ce un outil ?

3/ Je suis l’épée

4/ Comment l’épée disparaîtra



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-1-
Qu’est ce tranchant de fer souple, affilé, pointu ?
Ce ne sont pas les flancs de la terre qu’il fouille,
Ni les pierres qu’il fend, ni les bois qu’il dépouille.
Quel art a-t-il servi, quel fléau combattu ?


-2-
Est-ce un outil ? Non pas ! car l’homme de vertu
L’abhorre : ce n’est pas la sueur qui le mouille,
Et ce qu’on aime en lui c’est la plus longue rouille.
«Lame aux éclairs d’azur et de pourpre, qu’es-tu ?

-3-
Je suis l’épée, outil des faiseurs d’ossuaires,
Et, comme l’ébauchoir aux mains des statuaires,
Je cours au poing des rois, taillant l’homme à leur gré.

-4-
«Or, je dois tous les ans couper la fleur des races,
Jusqu’à l’heure où la chair se fera des cuirasses
Plus fortes que le fer, avec le droit sacré.»

Sully Prudhomme 



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Explication des mots et des phrases



Sens des expressions en italiques

Tranchant : qui coupe.

Les flancs de la terre : le sein de la terre.

Art : poésie, peinture, sculpture, musique etc... ; tout ce qu’il y a de supérieurement beau dans les productions de l’homme.

Fléau : grande calamité.

L’homme de vertu l’abhorre : l’homme juste l’a en horreur.

Azur : couleur bleue, couleur naturelle de la lame d’acier.

Pourpre : couleur rouge, couleur de la lame ensanglantée.

Faiseurs d’ossuaires : qui font les ossuaires, c’est-à-dire ces lieux où l’on entasse les ossements, près des champs de bataille.

Ebauchoir : outil avec lequel le sculpteur ébauche ses oeuvres.

Statuaires : sculpteurs qui font des statues.

Taillant l'homme à leur gré : tuant selon la volonté des rois.

La fleur des races : tout ce que les races ont de plus beau, c’est à dire la jeunesse.

Le droit sacré : la justice inviolable.




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Exercices

Donnez la différences entre souple, affilé, pointu.

Relevez les principales expressions figurées de la poésie.




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Analyse des idées

Il y a, dans cette poésie, deux parties essentielles : les reconnaissez-vous ?

Que contient la première partie ?

La seconde ?

Sous quelles formes l’acier peut-il servir à fouiller les flancs de la terre, à fendre les pierres, à dépouiller les bois, à servir les arts ?

Pourquoi l’homme de vertu abhorre-t-il l’épée ?

Comment le poète représente-t-il le conquérant ?

Qu’entrevoit-il dans l’avenir ?

Comment la guerre disparaîtra-t-elle ?


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Rédaction

Parlez de la guerre, montrez qu’elle est barbare, et faites connaître les maux qu’elle occasionne.




vendredi 21 décembre 2012

11-Le Pilote (EdgardQuinet)



Auteur


Quinet
Edgar Quinet




Edgar Quinet (1803-1876)
Philosophe, historien et homme politique. Il fut parmi ceux qui, en 1852, payèrent de l’exil leurs convictions républicaines.



Le texte "Le Pilote" est une allégorie*. Sous la forme d’une galère chargée de captifs, et que conduit un audacieux pilote, l’écrivain représente la nation qui, confiant ses destinées à un seul homme, court au-devant du despotisme.
allégorie sorte de comparaison dans laquelle on présente un objet à l’esprit de manière à éveiller l’idée d’un autre objet.




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Le pilote


 Plan

1/ Les captifs brisent leurs liens

2/ Sage prévoyance

3/ Réponse imprudente

4/ De nouvelles chaînes

5/ Résolutions



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-1-
Des captifs, les uns prisonniers de guerre, les autres enlevés sur les rivages, étaient entassés dans une galère grecque de Ténédos ; et le maître du vaisseau cinglait vers un port d’Italie où il devait les vendre. Au milieu de la nuit, les captifs brisent leurs liens ; ils s’emparent de l’équipage. Ce fut une grande fête : l’océan n‘avait pas encore entendu de pareils airs de joie.

-2-
L’un des prisonniers s’approcha de ses compagnons et leur dit : «Une chose m’inquiète, c’est de voir que vous laissez le gouvernail entre les mains qui vous conduisaient au marché». En effet, un vieillard qui semblait étranger à tout ce qui se passait autour de lui, tenait le gouvernail, et il avait ses yeux attachés sur une étoile.

-3-
«Eh quoi ! répondirent les captifs, ne voyez-vous pas que ce veillard regarde dans les nues, et qu’il ne se mêle en rien de ce qui se passe parmi nous ?... Vous avez, mon ami, besoin d’ellébore».


-4-
Cependant le vieillard, toujours souriant, ne quittait pas le gouvernail ; il fit si bien qu’en rasant un rivage, d’un seul coup de timon, voilà le vaisseau dans le port. C’était justement celui de Tarente, fameux entre tous pour la vente des esclaves. En ce moment, les marchands qui attendaient la cargaison se précipitent armés sur les captifs ; ils leur rendent leurs chaînes et chacun est vendu vingt deniers.

-5-
Depuis ce moment, aucun d’eux n’entendit jamais parler d’un vaisseau sans demander qui tenait le gouvernail.

Edgar Quinet (L’Enseignement du Peuple)


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Explication des mots et des phrases


Sens des expressions en italiques

Pilote : celui qui règle la route d’un navire.

Captifs : prisonniers.

Galère : ancien navire à voiles et à rames.

Ténédos : Ile sur la côte d’Asie Mineure.

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Cinglait : naviguait.

Equipage : ensemble des hommes qui font le service du vaisseau.

Gouvernail : appareil à l’arrière d’un navire qui sert à le gouverner.

Ellébore : genre de plantes vivaces et purgatives, que l’on croyait jadis propre à guérir la folie.

En rasant un rivage : en effleurant une côte.

Tarente : ville d’Italie, au sud, sur le golfe du même nom.

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Cargaison : marchandises que contient un navire.

Deniers : ancienne monnaie romaine.


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Exercice

Donnez les différences entre un vaisseau, un navire, une galère, un épuipage.
Entre le gouvernail et le timon.




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Analyse des idées


En quels lieux et en quel temps l’auteur place-t-il son récit ?

A-t-il des motifs de choisir ces lieux et ces temps plutôt que d’autres ?

Que pensez-vous de la réflexion du prisonnier ? De la réponse des captifs ?

Quels sont les traits qui vous frappent dans l’attitude du vieillard ?

Pourquoi ce texte est-il intitulé : «Le Pilote» ?

Analysez-en les différentes parties.



jeudi 20 décembre 2012

10-Etude d'un tableau - Le Maître d'école (Van Ostade)




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Van Ostade (Le Maître d'école)






A. Van Ostade (1610-1685) est un peintre et graveur néerlandais.







1/ Cette école d'autrefois vous paraît-elle bien gaie ? 
Décrivez-là.



2/ Quel est ce personnage coiffé d'un feutre et assis dans un fauteuil ?

Que fait-il ?

Que fait le petit garçon devant lui ?




3/ Dans le désordre de la salle, on voit des garçons et des filles : comment sont-ils vêtus et que font-ils ?


4/ Quelle différence faites-vous entre l'école d'autrefois et celle d'aujourd'hui ?



9-Sans Famille (Hector Malot)



Auteur



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Hector Malot

Hector Malot (1830-1907) romancier français.










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Dans son roman «Sans Famille» Hector Malot nous représente un pauvre orphelin, le petit Rémi, que ses parents adoptifs, les Barberin, ont dû, étant dans la misère, louer à un saltimbanque, Vitalis.
Ce Vitalis, homme rempli de bons sentiments, prend le petit orphelin en affection et lui fait son éducation. 
Nous les trouvons cheminant sur la route d’Ussel, petite ville de Corrèze en compagnie du singe, Joli-Coeur, et de deux chiens, Capi et Zerbino. La route est longue ; l’enfant tombe de fatigue ; Vitalis soutient son courage en lui promettant des souliers et un vêtement neuf.






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Sans Famille


Plan

1/ La troupe de voyageurs

2/ Ma fatigue

3 Les promesses de Vitalis

4/ Mon impatience

5/ Ma joie



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-1-

C’était la première fois que je faisais une pareille marche d’une seule traite et sans me reposer.

Mon maître avançait d’un grand pas régulier, portant Joli-Coeur sur son épaule ou sur son sac, et autour de lui les chiens trottinaient sans s’écarter
De temps en temps, Vitalis leur disait un mot d’amitié, tantôt en français, tantôt dans une langue que je ne connaissais pas.

Ni lui, ni eux ne paraissaient penser à la fatigue.


-2-

Mais il n’en était pas de même pour moi. J’étais épuisé. La lassitude physique, s’ajoutant au trouble moral, m’avait mis à bout de forces.

Je traînais les jambes et j’avais la plus grande peine à suivre mon maître. Cependant je n’osais pas demander à m’arrêter.


-3-

«Ce sont tes sabots qui te fatiguent, me dit-il ; à Ussel, je t’achèterai des souliers». 

Ce mot me rendit courage. 

En effet, des souliers avaient toujours été ce que j’avais le plus ardemment désiré. Le fils du maire et aussi le fils de l’aubergiste avaient des souliers, de sorte que le dimanche, quand ils arrivaient à la messe, ils glissaient sans bruit sur les dalles sonores, tandis que nous autres, paysans, avec nos sabots, nous faisions un tapage assourdissant.


-4-

«Ussel, c’est encore loin ?»

-Voilà un cri du coeur, dit Vitalis en riant ; tu as donc bien envie d’avoir des souliers, garçon ? Et bien ! je t’en promets avec des clous dessous. Et je te promets aussi une culotte de velours, une veste et un chapeau. Cela va sécher tes larmes, j’espère, et de donner des jambes pour faire les six lieues qui nous restent».

Des souliers avec des clous dessous ! Je fus éboui. C’était déjà une chose prodigieuse pour moi que ces souliers, mais quand j’entendis parler de clous, j’oubliai mon chagrin.

... Des souliers, des souliers à clous ! une culotte en velours ! une veste ! un chapeau !

Ah ! si mère Barberin me voyait, comme elle serait contente, comme elle serait fière de moi !



Hector Malot (Sans Famille)

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Explication des mots et des phrases



Sens des expressions en italiques 

D’une seule traite : sans s’arrêter.

La lassitude physique, la fatigue du corps.

Trouble moral : inquiétude.

Dalles sonores : qui résonnent ; les dalles sont des pierres larges et plates pour le pavage des églises.

Assourdissant : qui rendrait sourd.

Prodigieuse : extraordinaire.


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Exercices :

Différence entre les mots :

trottiner, trotter, marcher, sauter, courir, galoper.


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Analyse des idées




Que pensez-vous des mots d’amitié que Vitalis adresse à ses chiens ? des promesses qu’il fait à Rémi ?


Comment vous représentez-vous le petit Rémi ?


Que pensez-vous :


1/ de la joie qu’il ressent à la promesse d’avoir des souliers neufs ?

2/ de cette réflexion : «Ah ! si mère Barberin me voyait !»





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Rédaction


Racontez le premier voyage que vous avez fait et rendez compte des souvenirs qu’il vous a laissés.






8-Le pin des Landes (Théophile Gautier)

Auteur



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Théophile Gautier



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Théophile Gautier (1811-1872) est un romancier, poète et critique d’art français.






Théophile Gautier décrit le pin, arbre résineux qui croît sur les arides terrains des Landes. Il éveille un sentiment de sympathie pour cet arbre dont le flanc ouvert laisse couler la sève "goutte à goutte", et qui, malgré cela, reste droit "comme un soldat blessé".




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Le pin des Landes

Plan

1- Les Landes et le Pin

2- Le pin et la résine

3- Beauté de l’arbre blessé



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Le Pin des Landes

-1-

On ne voit en passant par les Landes désertes
Vrai Sahara français poudré de sable blanc,
Surgir de l’herbe sèche et des flaques d’eau vertes
D’autre arbre que le pin avec sa plaie au flanc.

-2-

Car, pour lui dérober ses larmes de résine,
L’homme, avare bourreau de la création,
Qui ne vit qu’aux dépens de ceux qu’il assassine,
Dans son tronc douloureux ouvre un large sillon !

-3-

Sans regretter son sang, qui coule goutte à goutte,
Le pin verse son baume et sa sève qui bout,
Et se tient toujours droit sur le bord de la route,
Comme un soldat blessé qui veut mourir debout.


Théophile Gautier (Premières Poésies)



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Explication des mots et des phrases



Sens des expressions en italiques


  
Landes : région sablonneuse et marécageuse du Sud-Ouest de la France.

Sahara : vaste désert de l’Afrique centrale.

Poudré : recouvert.

Pin : arbre résineux qui croît dans les Landes.

Plaie au flanc : le coup donné au flanc pour permettre à la résine de s’écouler.

Larmes de résine : gouttes de résine ; cette expression est au figuré.

Avare bourreau : l’homme est bourreau en ce sens que, pour satisfaire ses besoins, il détruit et tue autour de lui ; il est avare, parce qu’il épuise tout jusqu’à la dernière goutte.

Baume : résine odorante.

Sa sève qui bout : qui fermente avant de se transformer en résine.

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Analyse des idées



1/ Préciser l’idée essentielle contenue dans chaque strophe.


2/ Dans la description qu’il fait des Landes, quelles sont les «choses» qui ont le plus frappé le poète et qu’il met en évidence ?



3/ Développer la pensée qui se cache derrière chacun de ces deux vers :

L’homme, avare bourreau de la création,
Qui ne vit qu’aux dépens de ceux qu’il assassine.




4/ A qui le poète compare-t-il le pin dans la troisième strophe ?



5/ Quelle impression vous laisse cette comparaison ?



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Rédaction :



L’arbre est sûrement l’une des plus belles productions du règne végétal. Examinez-en un attentivement, et, après réflexion, dites ce qui vous plaît dans un arbre.