Malheur au pays dont la littérature est menacée par l’intervention du pouvoir ! Car il ne s’agit plus là seulement d’une violation du «droit d’écrire», c’est l’étouffement du coeur d’une nation, la destruction de sa mémoire. (Alexandre Issaïvitch Soljenitsyne)
samedi 12 janvier 2019
Dictées d'autrefois: Cours Moyen - Dictée N° 88 - Un trait de Montesqui...
Dictées d'autrefois: Cours Moyen - Dictée N° 88 - Un trait de Montesqui...: Montesquieu Un trait de Montesquieu Le célèbre écrivain français Montesquieu était naturellement porté à la bienveillan...
dimanche 7 mai 2017
37 - Beauté et Bonté (Jean Aicard)
Jean-françois Victor Aicard (1848 - 1921) est un poète, auteur dramatique, romancier français.
Le poète Jean Aicard nous fait remarquer que le visage humain peut montrer deux formes de la beauté : la beauté physique, extrieure et tout de suite aperçue, agréable certes, mais souvent passagère, et la beauté morale, intérieure, donc moins apparente, mais visible cependant et charmante, la seule vraiment durable. Si nous possédons les deux, notre visage est parfait ; si la nature ne nous a pas donné la première, sachons nous en consoler : nous pouvons acquérir la seconde, beaucoup plus précieuse. Vous allez comprendre comment.

Wilhelm Cotta
Beauté et Bonté
Ne sois pas vain des traits heureux de ta figure ;
La beauté peut mentir, et, filles ou garçons,
Sachons bien qu'elle passe avant nous qui passons,
Et verrons peu de temps ce monde où rien ne dure.
Une fièvre, une chute, une affreuse blessure,
Peuvent te rendre et pour toujours, avant ce soir,
Toi, fière d'être jeune et belle, horrible à voir,
Si tu n'as pas au coeur une beauté plus sûre.
C'est celle que nous donne une tendre douceur,
Celle qu'on aime à voir dans les yeux d'une soeur,
Celle que tu te fais toi-même étant sage,
Car, sans le vouloir même, on a sur le visage,
Quand on est juste et bon, la beauté de son coeur.
La beauté passe avec les roses éphémères ;
C'est la fleur de jeunesse, et l'été la flétrit ;
La bonté (tu la vois quand ta mère sourit)
Donne un charme éternel au sourire des mères.
La bonté qui nous vaut, en juste retour,
L'amitié des meilleurs et leur meilleur amour,
Fait séduisants les traits d'un malheureux visage ;
Illuminant surtout la profondeur des yeux ;
Cette beauté des coeurs peut grandir avec l'âge :
La bonté du regard, c'est la beauté des vieux.
Jean Aicard
Ne sois pas vain : ne sois pas fier de ta jolie figure : tu n'as rien fait pour la mériter.
Mentir : tromper.
La beauté physique ne va pas toujours avec la beauté morale ; elle s'allie parfois avec l'égoïsme et la méchanceté.
Ephémères : qui ne durent qu'un jour.
Questions :
Avez-vous une grand-mère ?
L'aimez-vous tendrement ?
Pourquoi ?
Pourquoi le sourire de la mère est-il doux au coeur du petit enfant ?
Qu'est-ce qui fait la beauté des vieillards ?
Ceux qui sont beaux moralement ne sont jamais tout à fait laids de figure, parce que les bons sentiments se lisent toujours sur la physionomie et dans le reagard. Vous savez que la maladie ou le chagrin creusent sur la face des hommes des plis de souffrance et embrument leurs yeux de tristesse ; eh bien ! la bonté habituelle imprime aussi sa marque sur les visages, les façonne peu à peu, les éclaire, leur donnant cet air de douceur, ce regard et ce sourire qui nous charment chez les meilleurs d'entre nous. Soyez bons et vous deviendrez beaux :
On a sur le visage,
Quand on est juste et bon, la beauté de son coeur.
dimanche 9 avril 2017
Le Conte de Monte-Cristo (Alexandre Dumas)
Liens ebook (PDF) - Le Conte de Monte-Cristo
http://beq.ebooksgratuits.com/vents/Dumas_Le_comte_de_Monte_Cristo_1.pdf
http://beq.ebooksgratuits.com/vents/Dumas_Le_comte_de_Monte_Cristo_2.pdf
http://beq.ebooksgratuits.com/vents/Dumas_Le_comte_de_Monte_Cristo_3.pdf
http://beq.ebooksgratuits.com/vents/Dumas_Le_comte_de_Monte_Cristo_4.pdf
http://beq.ebooksgratuits.com/vents/Dumas_Le_comte_de_Monte_Cristo_5.pdf
http://beq.ebooksgratuits.com/vents/Dumas_Le_comte_de_Monte_Cristo_6.pdf
Film :
LE COMTE DE MONTE CRISTO (1998)
avec Gérard Depardieu
jeudi 22 décembre 2016
Morale - 6) Le lapin et le Porc-épic (Dutremblay)
Le lapin et le Porc-épic
"Pourquoi me fuir, disait aux habitants des bois
Un porc-épic d'une humeur familière ;
Nous vivons tous ici sous de communes lois :
Comment refusez-vous de me traiter en frère ?
- Nous aurions envers toi des procédés meilleurs,
Dit un lapin ; ton destin me fait peine
Mais as-tu ce qu'il faut pour attirer les coeurs,
Toi que toujours hérisse une armure inhumaine ?"
On recueille, suivant les moeurs,
L'amitié, l'estime ou la haine.
Dutremblay
mardi 13 décembre 2016
Morale - 5) L'aigle et le Limaçon (Jacques-Charles-César Formage -1749/1808)
L'aigle et le Limaçon
Sur la cime d'un pic, un limaçon grimpé,
Fut, par un aigle, aperçu d'aventure.
"Comment, à ce haut poste oubliant ta nature,
As-tu pu t'élever ? dit l'oiseau. - J'ai rampé."
Combien, dans le siècle où nous sommes,
De limaçons parmi les hommes.
Formage
mardi 21 juin 2016
Morale - 4/ Les champignons
Les champignons
"Oh ! les beaux champignons ! s'écriait petit Pierre ;
Papa, cueillons-les donc pour notre cuisinière.
Que leurs voisins sont laids !
Sans doute, ils sont mauvais ?
- Ces voisins sont des mets précieux pour nos tables,
Et ceux que tu choisis des poisons redoutables
Qui donneraient la mort.
Ton erreur, mon enfant, dans la vie est commune :
Tel nous semble odieux qui sert notre fortune,
Tel autre qui nous plait sauvent nous fait du tort"
mercredi 8 juin 2016
Morale - 3/ Devoirs de l'écolier envers lui-même
Le violon
Il était une fois un monsieur qui jouait du violon. Ce monsieur avait un fils qui se nommait Justin, et le petit garçon était bien heureux quand son papa lui jouait des airs de sa connaissance, tels que Malborough, le Roi Dagobert, Au clair de la lune.
Alors Justin chantait et le père accompagnait doucement la petite voix sur le violon. C’était très joli et ne semblait pas du tout difficile.
Le papa n’avait qu’à placer le haut du violon entre son menton et sa poitrine ; prendre le manche de l’instrument dans sa main gauche, dont les doigts touchaient les cordes l’une après l’autre, puis de la main droite prendre l’archet, et le promener sur le milieu des cordes comme ceci : en haut, en bas, en haut, en bas : et le violon chantait tout ce qu’on voulait. Cela paraissait si simple et si facile à exécuter, que l’enfant voulut jouer à son tour.
« Donne, mon père, lui dit-il, donne ton violon, que je joue Au clair de la lune, mon ami Pierrot .»
Le père donna son violon, et le petit garçon le posa très adroitement comme il avait vu faire à son père : le haut entre le menton et la poitrine, le manche dans la main gauche, l’archet dans la main droite ; une ! deux ! puis il joua…
Mais quelle chose affreuse on entendit ! Au lieu du joli chant qu’on lui demandait, le violon ne fit que grincer, ronfler, crier, grogner, hurler !… Cela déchirait si horriblement les oreilles que le petit garçon, tout effrayé, courut rendre le violon à son père, en lui disant :
« Mais, papa, que faut-il donc faire pour qu’un violon chante de beaux airs ?
- C’est simple, mon enfant, répondit le père, il faut apprendre à le faire chanter. »
(Mme Pape-Carpantier)
Questions :
1/ Que faisait le petit Justin et quel plaisir éprouvait-il lorsque son père jouait sur le violon des airs de sa connaissance ?
2/ Comment s’y prenait celui-ci pour jouer l’air ?
3/ Que voulut faire Justin à son tour ?
4/ Pourquoi n’y réussit-il pas ?
5/ Qu fallait-il qu’il fit ?
6/ Que devez-vous faire vous-même pour être instruits ?
Maximes
Il faut étudier quand on est jeune : le temps perdu ne se retrouve plus.
Tels vous avez été à l’école, tels vous serez dans la vie.
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